Présentation - +

D’Auden, la France, c’est le moins que l’on puisse dire, a usé avec modération. C’est à peine si les cinéphiles ont reconnu son poème dans Quatre mariages et un enterrement tandis que les amateurs d’opéra savent qu'il est le librettiste du Rake’s progress de Stravinsky. Du reste, sans Hannah Arendt, son amie, avec qui je venais d’avoir une aventure théâtrale, et qui citait volontiers les vers d'Auden consacrés à Yeats “qui chante l'échec de l'homme dans un élan de détresse”, je ne serais sans doute pas non plus allé à la rencontre de ce grand poète. Homère dit que les dieux tissent le malheur des hommes pour qu'ils en fassent des chants et s’en souviennent. Auden a chanté la souffrance d'être mais en avouant qu’il ne pouvait rien en écrire sans ajouter “quelque chose d'ironique et de drôle”. Il fut le chanteur et le chant (homme privé, poète public), ayant appris aussi qu’une rime, une allitération, un mètre, une strophe sont, à cette souffrance, un plus noble remède que la plainte.

Générique / credits - +

Sur des poèmes de W.H. Auden

Spectacle conçu et réalisé par Jean-François Peyret
Texte français : Patrick Hersant
Assistant à la mise en scène : Nicolas Bigards
Scénographie : Nicky Rieti
Lumière : Bruno Goubert
Images et son : Benoît Bradel
Musique : François Pachet
Costumes : Maïka Guezel
Internet : Agnès de Cayeux

Avec : Nathalie Richard

Coproduction : Théâtre de la Bastille, Compagnie tf2 - jean-françois peyret

du 28 novembre au 22 décembre 2000 au Théâtre de la Bastille.

Partition de Projection privée / Théâtre public - +